27/08/13/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI (CongoForum)

Est

Forum des As estime que est hier lundi, le
chef de la Monusco,
l’Allemand Martin Kobler, qui se trouve encore à Goma dans le Nord-Kivu et a
accordé une interview passée en boucle sur Rfi
et qu’il y a vraiment de quoi tomber à la renverse car, l’homme dit des choses
qui rendent perplexes, mais qui indiquent peut-être à juste titre les positions
de la Communauté
internationale sur le dossier casse-tête de l’Est.  Pour lui, la paix
doit venir de la solution politique, donc des négociations de Kampala là où les
Congolais envisageaient l’éradication du M23 par la force comme prescrit dans la Résolution 2098 du
Conseil de sécurité. Que non, Kobler, le chef de la Monusco est aux antipodes.
Raison pour laquelle il demande aux parties concernées, c’est-à-dire le
Gouvernement congolais et les rebelles pro-rwandais du M23 de retrouver le
chemin de Kampala et épouse à ce propos à 100% le point de vue de Mary Robinson
"je suis tout à fait d’accord avec
Mary Robinson. Ce conflit peut être résolu seulement par la politique. (…)Par
exemple, les entretiens de Kampala sont en cours
.» Ces propos sont
gravissimes dans la bouche du chef de la Monusco qui renvoie à Kampala tout en étant
conscient qu’avec un mouvement rebelle comme le M23 qui est téléguidé par des
puissances étrangères comme le Rwanda et l’Ouganda, la voie politique a montré
ses limites.

L’Avenir
titre sur les obus qui sont tombés sur la ville de Goma la semaine dernière
lors de la reprise des combats entre FARDC et rebelles du M23. Citant le
porte-parole du gouvernement Lambert Mende, le quotidien indique que le plus
grand nombre des tirs à la roquette provenaient du territoire de la République du Rwanda,
plus précisément des localités de Mukamira et de Rugero dans le district
frontalier de Rubavu et de la localité de de Mahuku. Pour l’Avenir, il ne peut que s’agir du crime de guerre au regard du
droit international. Une situation qui doit interpeller non seulement les
Nations Unies, mais aussi la CPI,
commente le quotidien.

ACP  rapporte dans son bulletin de ce mardi que Joseph
Kabila s’est enquis de la mission en RDC du « Groupe de haut niveau sur les flux financiers en provenance de l’Afrique ». 

C’était au cours d’un entretien, lundi, à Kinshasa, avec l’ancien Chef de
l’Etat sud-africain, Thabo Mbeki, qui est à la tête de ce panel.  

Cette organisation, précise-t-on, est chargée d’étudier les problèmes liés aux
flux illicites des capitaux africains vers d’autres continents.

 

La RDC, d’après  Forum
des As,
est un pays doté d'immenses ressources naturelles qui constituent
un atout indéniable pour assurer son développement socio-économique. A
condition que ces ressources soient gérées rationnellement de manière à
satisfaire les besoins actuels de la population sans compromettre ceux de
générations futures. Malgré ces différentes richesses, beaucoup reste à faire
dans le domaine de la politique de gestion de l'environnement. Car, à présent,
un certain nombre des faiblesses dans le développement durable, dues en partie
à une gestion inadéquate du patrimoine écologique et biologique. Le
présent rapport de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) 
en cours de validation vise à faire un état des lieux de la situation en RDC
dans différents domaines qui touchent au développement, afin de jeter des bases
pour l'élaboration de stratégie nationale

L’ancien président sud-africain Thabo Mbeki doit arriver
ce lundi 26 août à Kinshasa à la tête d’une délégation du Groupe de
Personnalités de haut niveau contre les Flux financiers illicites (FFI) en
provenance de l’Afrique (GPHN). La délégation doit discuter avec les autorités
congolaises de l’ampleur et la complexité des flux financiers illicites en
provenance de la RDC. Un
 tête-à-tête est prévu entre l’ex-Président Mbeki et  Joseph Kabila,
suivi d’une table ronde avec certains membres du gouvernement et des
experts, annonce Radio Okapi. 

Le Potentiel estime, concernant les
affirmations du Département d’Etat américain qui a indiqué qu’il dispose des
« preuves d’une
intensification des tensions ethniques à Goma
 », que Washington dédouane
Kigali.  

Que Washington ramène la crise de l’Est de la RDC, avec le regain des tensions autour de Goma,
sur une base ethnique alors que rien de tel ne l’atteste sur le terrain, il y a
bien anguille sous roche, souligne ce journal.  

Pour lui, désormais, tout est clair comme l’eau de la roche. Les Etats-Unis analysent
le conflit de l’Est suivant un prisme qui disculpe le régime de Kigali. Ils
viennent de prouver, sans sourciller et noir sur blanc, que le Rwanda passe
pour la « prunelle »
de leurs yeux, méritant tous les soutiens et jouissant de leur protection tous
azimuts. 

L’Avenir titre à la Une
« La Monusco se dédouane », en
soulignant en sous-titre que Kinshasa est face à ses responsabilités.  

Pour ce quotidien, l’attitude qu’affiche la Monusco dans la guerre de l’Est de la RDC prouve à suffisance que ce
n’est pas de ce côté-là que l’on devra attendre la sortie de l’auberge.

Kinshasa devra tirer toutes les leçons qui s’imposent, en actionnant la machine
du front avec les vaillantes FARDC et celle des Concertations nationales tant
la rentrée parlementaire interviendra dans 21 jours. 

Le Phare se demande « Et si les Congolais se trompaient de cible… ». 

Ce quotidien, qui fait état de l’hostilité de la population du Nord-Kivu contre
la Monusco,
soutient qu’il règne dans les esprits de beaucoup une confusion des rôles, tant
et si bien que l’on en arrive à exiger de la Monusco et de la Brigade d’intervention de
remplir des obligations qui dépassent le cadre de leur mission de protection
des populations civiles et de lutte, ordonnée et coordonnée, contre les forces
négatives.  

Aussi faut-il déplorer des actes de nature à distraire voire démoraliser les
troupes onusiennes et à les détourner de la vraie cible. 

La République est formel : « La
Monusco
est en panne ».  

Pour ce journal, la SADC
a pris le relais pour tenter de sauver l’intégrité du territoire congolais.
C’est la quintessence de la tripartite de Luanda où un accord de coopération
militaire devant permettre la formation des forces de sécurité congolaises a
été signé entre la RDC,
l’Angola et l’Afrique du sud. Cette entente, souligne la consoeur, intervient
au moment où la Monusco
peine à se dédouaner de l’opprobre qui la couvre à la suite de l’attaque
délibérée des soldats rwandais contre les populations civiles de la ville
martyre de Goma.

Des accrochages,
dit Radio Okapi, ont été signalés
lundi 26 août après-midi entre les Forces armées de la République démocratique
du Congo (FARDC) et les rebelles du M23 précisément autour de la zone
communément appelée «Trois Antennes », à Kibati, à environ 20 kms au nord
de Goma dans le territoire de Nyiragongo. Pourtant dimanche, une relative
accalmie était observée dans cette dans la zone des combats. L’armée affirme
que la situation est sous contrôle. Les rebelles du M23 ont tenté ce lundi
après-midi de contourner les positions des FARDC.  Il s’en est
suivi un échange de tirs avec les forces loyalistes, a  affirmé le
porte-parole des FARDC au Nord-Kivu,  Olivier Hamuli. Les rebelles ont
fui, a-t-il poursuivi, sans préciser dans quelle direction.

 

Le ministre
de l’Intérieur et Décentralisation, Richard Muyej Mangez, a exprimé hier sur Radio Okapi la volonté du gouvernement
de mettre fin aux difficultés qu’éprouvent les populations du Nord-Kivu, en
proie des conflits armés depuis près de deux décennies. «Les souffrances des populations du Nord Kivu ont trop duré. Elles
doivent maintenant prendre fin
», a-t-il déclaré au cours d’une mission
gouvernementale à Goma. La délégation gouvernementale est allée compatir avec
la population de Goma, victime des obus lancés par les rebelles du M23 et
l’armée rwandaise, selon des sources gouvernementales.

 

La Haut
commissaire-adjointe de l’Onu aux droits de l’homme, Flavia Pansieri, se dit
préoccupée par la situation qui prévaut à Goma où des obus sont tombés en fin
de semaine dernière lors de la reprise des combats entre FARDC et rebelles du
M23 à Kibati (Nord-Kivu). En visite à Bunia le dimanche 25 août, elle a
également appelé à la fin des attaques contre les populations civiles.
« On est très préoccupé par ce qui vient de se passer à Goma. Les attaques
sur la population civile sont inacceptables. Il faut absolument les
arrêter », a déclaré Flavia Pansieri, d’après Radio Okapi.

 

Selon Radio Okapi, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont affronté le
week-end dernier une coalition de groupes armés dirigés par le chef milicien
Yakutumba dans la région montagneuse de Rurambwe. Des sources militaires
indiquent que deux miliciens ont été tués. Quatre militaires ont également été
blessés au cours des combats. Plusieurs dizaines de familles qui ont fui ces
combats sont descendues des montagnes pour trouver refuge dans la cité de
Mboko.Un témoin rapporte que les affrontements ont commencé le samedi 24 août
dans l’après-midi. La milice de Yakutumba aurait attaqué plusieurs positions
des FARDC avant de déloger les militaires.

 

L’agence
Belga

et Radio Okapi font état d’une « une incursion de militaires ougandais dans
le district de l'Ituri 
»

Plus de 300 militaires ougandais
occupent depuis dimanche la localité congolaise de Sisi, en province Orientale
(nord-est de la République
démocratique du Congo), après avoir réclamé le déplacement d'une barrière
douanière proche de la frontière entre les deux pays, a rapporté mardi la radio
onusienne Okapi, citant des sources locales.

Selon la société civile de Mahagi,
des soldats ougandais ont débarqué dans cette localité congolaise dimanche vers
18h00 locales (même HB) avec deux chars de combat. Cette organisation citoyenne
a dénoncé cette incursion et demandé au gouvernement de Kinshasa de sécuriser
les frontières du pays dans cette zone. "Ils ont fait leur incursion avec
deux chars de combats et des armes lourdes. La barrière de la localité de Sisi
a été tamponnée par des chars des Ougandais qui avaient donné un ultimatum de
48 heures pour que la partie congolaise puisse enlever cette barrière qui, pour
eux, constitue une provocation. Ils sont allés à Sisi, c'est en pleine
RDC", a indiqué le secrétaire de la société civile, Jacques Unyuti, cité
par Radio Okapi, parrainée par l'ONU. 

Ces militaires ougandais avaient, selon lui, lancé 48
heures plus tôt un ultimatum aux services douaniers congolais pour qu'ils
enlèvent la barrière de Sisi. La tension montait depuis deux mois à la
frontière congolo-ougandaise à Mahagi, dans le district de l'Ituri. En juin
dernier, les autorités congolaises avaient déplacé la barrière douanière
congolaise d'Assina de 400
mètres, la rapprochant de la frontière. Elles
affirmaient vouloir ainsi lutter contre la fraude douanière. Accusant la RDC d'avoir violé la
frontière, l'armée ougandaise a déployé des militaires dans le secteur. Les
autorités du district ougandais de Zombo, frontalier du territoire de Mahagi,
avaient donné aux autorités congolaises jusqu'au 23 août pour replacer ce poste
frontière à sa position initiale.

 

Le
Coordonnateur Humanitaire, les agences humanitaires des Nations Unies et le
Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont dans un
communiqué de presse condamné avec fermeté la mort de civils innocents,
victimes de frappes militaires lors des affrontements qui ont opposé l'armée
congolaise (FARDC) au groupe rebelle du M23.   «Je condamne toutes
les attaques ayant causé des morts et des blessés parmi la population civile,
et je rappelle à toutes les parties au conflit que les attaques indiscriminées
ou délibérés contre les civils constituent des crimes de guerre», a affirmé le
Coordonnateur Humanitaire des Nations Unies en RDC, Monsieur Moustapha Soumaré,
cité par Forum des As.

 

Jeune Afrique nous
informe de ce que la société civile du Nord-Kivu a dépêché, du 17 au 25 août,
une mission de plaidoyer à Washington pour exprimer le ras-le-bol de la
population de Goma face à la persistance de l'insécurité dans la partie est de la RDC. Conduite par Me
Omar Kavota, son vice-président et porte-parole, la délégation a rencontré, le
20 août, Chris Coons, le président de la sous-commission des Affaires
étrangères du Sénat américain pour l'Afrique. Avant d'être reçu le lendemain au
département d'État et le jour suivant, par les membres du bureau Afrique de la Maison blanche et par
quelques ONG américaines.

 Alors que l'UE invite les
groupes armés actifs dans l'est de la
RDC à "déposer les armes", écrit  Jeune
Afrique,
Me Omar Kavota, vice-président et porte-parole de la société
civile (un regroupement d'ONG) du Nord-Kivu, de retour d'une mission de
plaidoyer à Washington, appelle la brigade d'intervention de la Monusco  à
"poursuivre" l'offensive contre les rebelles du Mouvement du 23-Mars
(M23) et demande l'ouverture d'une "enquête mixte" sur la mort, le 24
août, de deux manifestants anti-Monusco dans la ville de Goma (…) L'Union
européenne a affirmé, le 26 août, soutenir "les initiatives de la Monusco en vue d'assurer
la protection des civils, y compris le déploiement de la brigade d'intervention
internationale au Nord-Kivu", condamnant en même temps la reprise des
combats autour de Goma. L'UE a également insisté sur "le besoin urgent
pour le M23 et les groupes armés de déposer les armes".

"Nous condamnons les actions du M-23, qui ont engendré la mort de
civils, des attaques contre la mission de l'organisation des Nations Unies pour
la stabilisation en RDC (MONUSCO), et des déplacements importants de population
",
a déclaré la porte-parole  adjointe du  Département d'Etat américain,
Marie Harf.Les Etats-Unis sont également préoccupés par les rapports de
bombardements de part et d'autre de la frontière rwandaise, y compris par des
compte-rendu crédibles de l'ONU selon lesquels le M-23 a tiré depuis le territoire
rwandais, a annoncé Mme Harf."Nous
appelons le M-23 à cesser immédiatement les hostilités, déposer leurs armes et
se dissoudre, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU
",
a-t-elle dit. Mme Harf a également exprimé des préoccupations au sujet des
tensions inter-ethniques de plus en plus alarmantes à Goma, une ville dans
l'est de la RDC,
et a appelé toutes les parties à éviter toute action qui pourrait exacerber les
tensions.   

Le Monde
(FR) écrit que « Les tensions
en RDC font craindre un conflit ouvert entre casques bleus et rebelles du M23
 »
et semble donc craindre que qu’en RDC on aurait plutôt tendance à espérer.

 « Voilà une escalade militaire
et politique qui peine à dire son nom, tant ses acteurs semblent nombreux. Dans
les environs de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), des
combats impliquent à nouveau l'armée régulière congolaise, les rebelles du M23,
mais aussi les casques bleus des Nations unies, sur fond de man½uvres
régionales. Le Rwanda, soutien du M23, dit avoir été visé par des tirs
congolais. Les Nations unies, de leur côté, affirment que ces tirs ont été
effectués par le M23. Pendant ce temps, la population de Goma s'en prend
violemment aux casques bleus. Cette complexité n'a rien de chaotique. 

C'est une épreuve de force qui
est à l'½uvre dans l'est du Congo, où le M23 est engagé dans des affrontements
avec les troupes congolaises, les Forces armées de RDC (FARDC), désormais
appuyées par la Monusco,
la mission des Nations unies. Les casques bleus ont déjà fait usage de leur
artillerie et de leurs hélicoptères pour contribuer à éloigner le M23 de
quelques kilomètres de la ville de Goma, proche de la frontière rwandaise. En novembre,
les casques bleus avaient échoué à empêcher la prise de la ville par le M23. Cette
fois, une brigade d'intervention spécialement créée est destinée à protéger
plus efficacement la capitale du Nord-Kivu (est de la RDC) et son million
d'habitants. 

L'essentiel des affrontements ou
des échanges de tirs de mortier (ou de chars) a lieu à une quinzaine de
kilomètres, dans une zone comprise entre Munigi et Kibati. Les deux camps,
traditionnellement, dissimulent leurs pertes et exagèrent considérablement
celles de l'ennemi. Des sources médicales, citées par Associated Press,
avancent qu'un nombre important de blessés et de morts se trouveraient dans les
hôpitaux de Goma
 ».

 

Concertations

 

La Prospérité titre « Clément Kanku insiste sur la vigilance de l’Opposition aux
concertations !
».  

L’opposant Clément Kanku refuse de donner « un chèque en blanc à Joseph Kabila » au sujet des
concertations nationales. Le président du Mouvement pour le renouveau invite
l’opposition à la vigilance. Pour Clément Kanku, le dialogue est, certes,
nécessaire pour atteindre la cohésion nationale mais, affirme-t-il, il ne doit
pas se traduire en une quelconque « compromission ».  

La ligne rouge à ne pas dépasser, souligne l’opposant cité par le journal, est
de faire échec à toute tentative de révision constitutionnelle. Au sujet de la
tenue des Concertations nationales, Clément Kanku exhorte les opposants à ne
pas céder sur les acquis du comité préparatoire, en s’assurant de 
garde-fous, pour que les choses se passent telles que convenues au Palais du
peuple. Revenant sur le consensus admis comme mode de décision, il appelle ses
pairs de l’opposition à placer des garde-fous, pour ne pas se retrouver dans un
marché des dupes. « Cette Majorité
nous a montré à plusieurs reprises qu’elle avait plus d’un tour de passe dans
ses manches
 », a-t-il prévenu.

Au sujet de l’opposabilité de décision, écrit encore le journal, le président
du MR soutient que cette question est d’autant plus essentielle que cela va du
suivi des recommandations et résolutions de ces assises. Le seul moyen,
pense-t-il, de garantir le sérieux de ces travaux, c’est l’opposabilité et
l’engagement du Chef de l’Etat à faire appliquer les résolutions  ou
recommandations par les institutions de la République.

Dans
son éditorial, « Septembre de tous
les rendez-vous
 », Forum des As revient également sur les
concertations nationales.  

Trois événements majeurs accrochent l'attention des Congolais. Il s'agit
de  la rentrée scolaire 2013, de l'ouverture de la session budgétaire du
Parlement et des concertations nationales. Si pour les deux premiers
rendez-vous, les dates sont connues (le 2 septembre pour la nouvelle année
scolaire 2013-2014 et le 15 du même mois pour sénateurs et députés nationaux),
l'énigme demeure entière pour les Concertations nationales.     
 

Si on peut, à la limite, connaître le nombre de participants et les quotas
(provisoires ?) pour chaque composante,   le suspense demeure entier
sur la date d'ouverture de cette rencontre. Dans les rues de la capitale
congolaise, certains ironisent pour comparer ce grand rendez-vous national avec
l'avènement de Jésus. On n'en connaît  ni l'heure ni le jour ni les
circonstances. Entre-temps, dans Kinshasa profond, l'intérêt semble céder la
place au désintéressement. Nombreux sont des Kinois qui n'accordent plus la
moindre attention à cette rencontre nationale. Attitude légitime ? Allégorie de
la caverne ? A chacun son jugement.  

Quoi qu'il en soit, certains analystes estiment qu'on devrait appuyer sur
l'accélérateur pour libérer l'opinion publique, depuis peu otage de ces
concertations nationales. Après que le groupe de contact a finalisé son rapport
la semaine dernière, plus d'un observateur a cru que la convocation des travaux
devrait avoir lieu  le week-end dernier. D'autres, par contre, ont pensé
que le chrono serait mis en marche en ce début de semaine. Malheureusement,
jusqu'hier lundi 26 août, un silence radio a été observé du côté du présidium
desdites concertations. Rien donc n'a fuité. Et, on continue à attendre. Une
attente assortie d'électrochoc. La commotion est ainsi entretenue par la
diversité d'analyses qui anticipent même l'issue de cette rencontre. Que
va-t-il se passer effectivement ? Requiem pour les institutions actuelles ?
Table rase pour un nouvel ordre institutionnel ? Intégration des membres des
groupes armés dans les institutions du pays ? Tout se dit.  

Entretemps, la dernière conférence de presse du Gouvernement, a levé un pan du
voile. Lambert Mende n'est donc pas allée avec le dos de la cuillère. A une
question de la presse qui voulait lui tirer les vers du nez, le ministre des
médias n'a pas mordu. " Les seigneurs de guerre ne participeront pas aux
concertations nationales ", a répondu " l'homme au verbe facile
". Bientôt, c'est la fin du mois en cours. Exactement dans quatre jours.
Mais, l'on ne voit rien profiler à l'horizon. Doit-on vite soutenir la thèse
d'un blocage à quelque niveau ? Existe-t-il encore des préalables à remplir
avant la convocation effective des travaux ?, s’interroge ce journal pour
conclure l’édito.

Dans une interview accordée à une
chaîne de radio de la place, nous dit La Prospérité,
Angèle Makombo [Présidente Nationale de la Ligue de Démocrates Congolais, LIDEC en sigle,
membre de ce groupe de contact] a fait savoir que les travaux du groupe de
contact consistaient à examiner et à amender le règlement intérieur ainsi que
de revisiter  les thématiques arrêtées pour les concertations nationales.
«C’était un travail conséquent et
exhaustif que nous avons abattu. Nous avons pu retoucher tous les 27 articles
du règlement intérieur. Nous les avons également examinés, enrichis, avant de
les adopter
», a-t-elle souligné.

D’après Le Potentiel, la
Société civile environnementale et agrorurale (SOCEARUCO)
confirme sa présence aux prochaines concertations nationales à la hauteur de 20
délégués. Nonobstant son absence au comité préparatoire, cette structure
affirme qu'elle demeure "incontournable
au sein de la Société
civile congolaise
"

 (Si
l’on part de l’idée que le pouvoir cherche en fait à enliser les concertations,
septembre risque en effet d’être un mois difficile à passer. En effet, la
rentrée parlementaire, rendant indisponibles nombre d’interlocuteurs
politiques, va entraîner un report d’une durée considérable, cependant que l’opinion
publique est toujours nerveuse à la rentrée des classes dont le coût pour les
familles est fort élevé.  

D’autre part, les prises de position dont l’on fait état représentent, sous des
dehors belliqueux, des courbes rentrantes : tout le monde se bouscule pour
« en être », par ce que l’on s’attend à une distribution de
portefeuilles ministériels et si l’on se montre très ombrageux pour refser une
réforme de la
Constitution, celle-ci concernera tout au plus les élections
de 2016, ce qui revient à dire que l’on accepte les « résultats » de celles
de 2011, et que l’on compte d’ailleurs confier le soin de veiller à l’application
des résultats de la concertation au Président et au Parlement issu desdites
élections, alors que les cocertations étaent au départ supposées répondre à
leur contestation. Il
faut rappeler que les élections du 28/11/11 ont été organisées, tout comme
celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu »,
faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à
en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le
marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles
ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Les fraudes les
plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne
pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant
aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des
témoins. Les chiffres de la CENI
ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus.
L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses
observateurs. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les
législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats
de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats
des élections demeureront à jamais inconnus. Toute autorité prétendue ne relève
plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal
ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans
les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde
devant le fait accompli. NdlR)

 

Fibre optique

 

D’après l’Agence Ecofin
« Airtel et Tigo doutent des
compétences de la SCPT
pour la fibre optique 
» .  

Depuis que la fibre optique est opérationnelle en RD Congo, Vodacom est la
seule entreprise de téléphonie mobile qui a déjà signé un contrat d’utilisation
avec la Société
Commerciale des Postes et Télécommunications (SCPT). Les
autres estiment que la SCPT
n’a pas les compétences techniques pour assurer une exploitation satisfaisante
de cette infrastructure. Airtel et Tigo, par exemple, se
méfient de la qualité du câble de la fibre optique. Les deux opérateurs
estiment que cette infrastructure a été mal posée entre Muanda et Kinshasa.
L’autre point qui freine l’arrimage des opérateurs télécoms à la fibre optique,
c’est son prix jugé « exorbitant ». 250 000 dollars US par mois
pour un débit internet de 155 MB.

D’après Le Potentiel, en Zambie comme en Tanzanie, deux pays
frontaliers de la RDC,
le prix pour cette même capacité, sur une distance similaire, varie entre
15 000 et 25 000 dollars américains, soit dix fois moins cher.

Airtel et Tigo se disent prêtes à souscrire à la fibre optique, malgré ses
limites, si la SCPT
accepte entre 40 000 et 45 000 dollars américains par mois.

· 

©
CongoForum, le mardi 27 août 2013

 

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