L’UNESCO plaide pour l’adoption de la loi sur l’accès à l’information en République Démocratique du Congo (CongoForum)

KINSHASA – La République Démocratique du Congo ne dispose pas d’une loi d’accès à l’information publique. Il est temps de la rendre effective.

Lors d’un café de presse organisé au salon Lubumbashi du Pullman Hôtel, le samedi 26 septembre 2020 à l’occasion de la célébration de la 5ème journée internationale de l’accès universel à l’information, le représentant pays de l’Unesco a estimé que le contexte est opportun de booster le processus d’adoption de loi sur l’accès à l’information publique, abandonnée longtemps dans le placard. « Nous avons choisi ce format de café de presse dans le but de susciter aussi le renforcement du plaidoyer positif pour que l’accès à l’information puisse s’épanouir grâce à l’action des députés, des experts et de la société civile pour booster le processus d’adoption de la Loi sur l’accès à l’information publique au niveau de l’Assemblée nationale, une loi qui serait en souffrance au sein de cette institution depuis son adoption en 2015 par le Sénat Congolais », a déclaré Jean-Pierre Ilboudo qui a estimé que cette législature était l’occasion idoine pour rendre effectif le droit d’accès à l’information publique.

Pour lui, le droit à l’information favorise l’accès à la santé, à l’éducation et à la justice mais aussi et surtout à combattre la propagation de fausses informations en cette période où le monde est en pleine crise sanitaire provoquée par la covid-19.

De son côté, le sénateur Didier Mumengi, qui participait à cet événement, a axé son intervention sur le souhait des parlementaires des commissions culturelles d’accélérer l’adoption de toutes les lois en souffrance ayant trait à l’information, notamment, la loi sur la dépénalisation des délits de presse. « Nous voulons que lors de cette mandature que toutes les lois en souffrance en lien avec l’information soient adoptées au Parlement », a fait savoir Didier Mumengi, l’ancien ministre de l’information et de la presse qui a laissé la place au député national Léon Mondole qui a trouvé l’occasion de sensibiliser sur la mise en application de cette loi, une fois votée.  « Avec cette loi, il faudra la sensibilisation parce qu’elle permettra l’accès aux documents de l’administration publique qui ont un caractère stratégique. Les informations à caractère stratégique méritent la protection. C’est ce qui se fait partout ailleurs. Nous plaidons pour que les institutions, les entreprises, les associations et nos partenaires se préparent à engager une sensibilisation par rapport à cette Loi qui aussitôt votée ne vienne pas créer des problèmes, que des solutions », a indiqué le président de la commission sociale et culturelle de la chambre basse du parlement.

Prenant la parole à son tour, le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC),Tito Ndombi a choisi de mettre l’accent sur la responsabilité des professionnels des médias, qui en seront les bénéficiaires dans l’exercice de leur métier.

Rappelons que la journée internationale de l’accès universel à l’information a été instituée par l’UNESCO. Cette année, elle est concentrée sur le droit à l’information en temps de crise et sur les avantages d’avoir des garanties constitutionnelles, statutaires et/ou politiques pour l’accès du public à l’information pour sauver des vies, renforcer la confiance et aider à la formulation de politiques durables au travers et au-delà de la crise de la COVID-19.

© CongoForum – Arnaud Kabeya, 28.09.20

Images – source : geopolismagazine.net

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